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5 février 2009

 Avait-il vraiment perdu ses facultés ?

Il sera l’invité du Jeu des Dictionnaires de La Première (RTBF) enregistré à l’université ce jeudi 19 février 2009. C’est que Nicolas Ancion vient de voir publier son nouvel ouvrage « Retrouver ses facultés », aux Editions de l’ULg.

A la demande de l’unif’, il a composé une quarantaine de textes brefs, jetant autant de regards décalés, humoristiques, et parfois narquois sur la vie universitaire. Un ouvrage très agréable à lire qui fourmille de souvenirs réinventés, issus de la très performante machine à (re)imaginer de cet écrivain de 36 ans. Le petit bouquin à 10€ est en outre illustré par Pierre Kroll.

S’il a aussi étudié la philologie romane de l’Université de Liège, Nicolas Ancion n’est pas un petit nouveau dans le monde de l’écriture. A 24 ans, il publie déjà un premier roman étrange, "Ciel bleu trop bleu", qui intrigue la critique et les lecteurs par sa poésie absurde et cruelle. De nombreux autres romans ont suivi, pour les adultes comme pour la jeunesse, dont "Quatrième étage", couronné par le Prix des Lycéens en 2001 ou "Nous sommes tous des playmobiles", récemment réédité chez Pocket.

A côté de son travail d’écrivain, Nicolas a souvent changé de métier. Il a aussi été enseignant, éditeur, responsable de la mise en place du Chèque-Lire en Belgique puis du département d’édition numérique des Editions Luc Pire. Il a également dirigé l’association Pro Velo pour la Wallonie et coordonné des projets culturels comme l’informatisation des bibliothèques en Communauté française.

Régulièrement possédé par la bougeotte, cet inconditionnel de la Cité Ardente a aussi habité à Montréal, Bruxelles, Madrid, l’Aude, et Caux-et-Sauzens, dans le Languedoc-Roussillon. C’est de là qu’il consacre désormais son temps à l’écriture de scénarios de cinéma, de pièces de théâtre et de romans. «  Je viens de terminer un roman intitulé "L’homme qui valait 45 milliards" qui sort en août 2009. Il se passe entièrement à Liège, où deux hurluberlus ont décidé de parler à Lakshmi Mittal en personne, pour qu’il revienne sur ses mauvaises décisions au sujet du bassin industriel liégeois. J’écris aussi plusieurs romans pour enfants : "J’arrête quand je veux" qui parlera de la dépendance aux jeux vidéo et "L’ombre de la Tour Eiffel", où un mage égyptien veut ressusciter les morts du Père Lachaise. »

Tout ça entre deux aller-retours en avion vers Liège, où son cœur reste.

«  Malheureusement impossible de revenir en train avec les tarifs pratiqués par la SNCF, c’est deux fois plus cher que la voiture et... six fois plus cher que l’avion. C’est écologiquement déplorable mais je me console en disant que je ne me déplace pas du tout le reste du temps. Je bosse à la maison. »

Mais pourquoi alors s’éloigner de sa ville natale avec laquelle il entretient un contact ardent à travers son blog (http://ancion.hautetfort.com) ou les débats autour de Liège2015, dont il partage l’intérêt avec son beau-frère, l’acteur Bouli Lanners ?

«  Il fallait que je prenne un peu de recul pour pouvoir me consacrer à 100 % à l’écriture. En Belgique, j’étais tenté de faire des tas d’autres choses. Ici, j’écris et je vis en famille, c’est un peu comme une retraite permanente, avec la belle lumière du Sud et les vignes tout autour », répond simplement l’auteur, qui écrit quasiment comme il respire.


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