City Parade et dangers des tunnels : le bourgmestre Demeyer mal informé ?
Le samedi 24 juillet, une terrible bousculade au cours du festival techno « Love Parade » organisé à Duisbourg en Allemagne entraînait un piétinement mortel dans le passage d’un tunnel, causant la mort de 19 personnes.
Dans le journal Le Soir du 26 juillet relatant le drame, l’on pouvait lire en titre, au-dessus de l’interview et d’une photo du bourgmestre de Liège : A Liège « Jamais de tunnel sur le parcours d’une fête ». Les guillemets laissant entendre qu’il s’agissait d’une affirmation de Willy Demeyer, interviewé avec Pascal Gillot, responsables de la sécurité des festivités du 15 Août.
La suite de l’article précise ensuite à nouveau que les règles d’or conditionnant les autorisations pour tout événement (de ce type) incluent l’évitement des tunnels.
C’était évidemment la City Parade, événement techno apparenté à la Love Parade et qui s’est déjà plusieurs fois déroulé en Cité ardente, qui était en ligne de mire. Le journaliste du Soir se posant la question de savoir si l’accident de Duisbourg pouvait survenir à Liège, notamment lorsqu’elle reviendra en 2011.
Or n’est-ce pas un tunnel que plusieurs des 300.000 personnes qui avaient défilé lors de la City Parade à Liège en 2009 sont en train de passer (avec les chars) sur cette vidéo ?
Par l’intermédiaire d’une personne de son cabinet, le bourgmestre nous explique qu’il ne s’agit pas d’un tunnel mais d’un "passage inférieur sous la voirie. En outre, il ne débouche pas dans un endroit clôturé et fermé comme celui dont il était question à Duisbourg et le cortège se poursuivait après. Le risque zéro n’existe pas et un mouvement de foule pourrait survenir à n’importe quel autre endroit du cortège. Mais les services de secours on estimé qu’en cas de problème on pouvait en sortir."
Il ne s’agissait donc pas d’un problème d’information mais de terminologie.
Reste que pour avoir baigné dans la foule à cet endroit-là, je me souviens d’avoir frissonné en me disant que je prenais un vrai risque. Maintenant, ça ne me fait même plus peur. Zut !
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