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29 octobre 2009

 Combien y-a-t-il de fausses entrées de garage à Liège ? On en a trouvé !

Il n’échappe pas à l’automobiliste qui passe les portes du centre de Liège que, durant les heures d’affluence, la guerre du stationnement y fait rage. Et lorsqu’ils ne sont pas complets, les parkings payants du cœur de la Cité appliquent, de surcroît, une politique tarifaire pas du tout sexy. Alors, en attendant la permanence des parkings de délestage, le moindre emplacement pour voiture vaut un diamant.

tempoPuis un jour où je pestais à voir le nombre d’entrées cochères d’immeubles dont les portes avalent trop rarement l’ombre d’un véhicule, je me suis demandé si de malins riverains du Centre ne profitaient pas d’anciennes issues de garages (dévolus à une autre affectation) pour se garder, mine de rien, de bonnes petites places au soleil.

En traquant ces "petits malhonnêtes", pourrais-je dès lors me garer en toute impunité devant leurs fausses portes de garage, dont le panneau d’interdiction de stationner serait sans objet ?

Et bien, figurez-vous que j’en ai trouvé trois, sans trop chercher.

A commencer par les bureaux de l’asbl Smart (quai des Tanneurs), dont la porte d’entrée signale une interdiction de se parquer. Le trottoir a d’ailleurs été aménagé en fonction par la Ville. Mais, depuis, il d’agit d’un simple hall d’immeuble où jamais un véhicule n’entre. (En photo : le côté face, puis le côté pile.)

Smart (Custom)

Il se fait que, même si cette entrée signalée par un autocollant ad hoc n’est plus réellement un parking, le propriétaire est en droit d’exiger le dégagement permanent de son entrée, même s’il choisit de ne pas l’utiliser. Et donc, pas de place gratos ! Et puis, ils sont sympas ces artistes.

Mais qu’en est-il alors pour le restaurant « Le dernier ragot » du 12 de la rue des Carmes, qui jouit d’un emplacement de livraison permanent, alors que le volet métallique cache tout sauf un garage ?

Restaurant (Custom)

Un peu « limite » , non ? « Mais si le garage est transformé pour en faire une sorte de buanderie, et pas une pièce habitable, alors l’habitant n’est pas obligé de demander un permis d’urbanisme pour ce changement d’affectation », nous explique-t-on à l’urbanisme. Même si l’un des responsables dudit établissement horeca nous avoue que « faut être logique, c’est une arrière cuisine où l’on ne rentre que très rarement… une fiat 500 ».

Bref, en attendant l’avis tranchant d’un inspecteur communal, pas de quoi faire plier le commis de cuisine qui vous somme de dégager lorsque vous faites mime de vous garer devant son garage à denrées alimentaires : « On nous livre !  ».

Soit !

Mais c’est devant l’An Vert, centre culturel alternatif de la rue Mathieu Polain, qu’ il me semble avoir trouvé ma place secrète.

An Vert

Car, ce cas-là (une transformation en scène de spectacle !), il s’agit d’un changement manifeste d’affectation pour lequel, selon nos informations, aucun permis n’a été sollicité. Ce qui signifie que le propriétaire des lieux, dans l’illégalité, risque un procès-verbal du service d’inspection des bâtisses et une amende transactionnelle… si la situation est régularisable. Toc ! Mais tant que la porte est toujours censée masquer un vrai garage aux yeux de l’urbanisme, un policier pourra toujours verbaliser mon véhicule. Et re-zut !

Reste que, légalement, et pour me consoler, nul n’a le droit de se parquer devant ces portes de garages en toc. Même les habitants des trois lieux cités (qui, à des degrés divers, jouissent un peu indûment d’un beau dégagement au pied de leur façade) peuvent être verbalisés s’ils stationnent devant leur vrai-faux garage. Et, comme moi (à l’exception du propriétaire de la Fiat 500), ils devront brûler de l’essence en tournant comme des idiots… pour se garer au centre le samedi après-midi. Na !


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