25 avril 2009
La reine du fluo
Ses fringues sont fluo, son maquillage est fluo, ses bijoux sont fluo, ses chaussures sont fluo, ses sacs sont fluo. Même ses sous-vêtements sont fluo. Mais on parle aussi d’objets de décoration, de peinture de fil à coudre, de vernis à ongle…
Bref, sa vie entière est fluo !
« Il n’y a que mes tatouages qui ne sont pas fluo, parce-que c’est cancérigène ! C’est carrément obsessionnel chez moi. Je suis tout le temps attirée par ces couleurs-là. Dès que je vois quelque-chose de fluo, même par terre, mon regard se fixe directement dessus. Même les murs sont fluo chez moi », relève Charlotte Zink, alias Chark… Juste parce-que qu’un pote de secondaires c’est un jour amusé à éluder toute une série de lettres inutiles entre le début de son prénom et la dernière lettre de son nom.
Fluo, fluorescent, fluorescence : luminescence d’une substance (solide, liquide ou gaz) due à une transition spontanée des molécules, d’un état excité vers l’état fondamental.
Chark, elle, est au moins pétillante, toujours souriante, même quand rien ne va :« Le fluo ça booste, c’est joyeux. C’est mieux que des couleurs vives : des couleurs ultra-vives ! On connaît l’influence des couleurs sur le comportement ; le rouge excite, le bleu harmonise. Mais personne n’a encore écrit de livre sur ce que l’on ressentait avec les couleurs fluo. »
Bleu, vert, jaune. Mais c’est plutôt pour rose flashy de sa Barbie que Charlotte entretient une fascination depuis son enfance, à la fin des années fluo, lorsque le fluo était « tendance » à l’apogée des sports « fun » tels que le surf, le canyoning ou le funboard.
« Le fluo est une couleur double, qui se voit différemment à la lumière blanche et à la lumière noire. Mes peintures sont donc des doubles peintures, selon l’éclairage choisi. A Anvers, j’avais exposé dans une cave éclairée à la black light ». Après une licence en scénographie à l’Aca, une période « peinture » et des formations en infographie qui ne se sont pas transformées en carrière professionnelle en raison d’une créativité trop explosive, Chark a repris des études de styliste à l’ISELL. « Pour la collection, ça ne devrait pas poser de problèmes, mais en ce qui concerne les examens de néerlandais, c’est autre chose. » Et d’ici à ce qu’elle sorte, dans deux grosses années si tout va bien, le fluo connaître peut-être une renaissance dans l’univers de la mode.
Chark occupera alors naturellement son trône, en tant que reine incontestée du fluo à Liège. Vous en doutez ? Demandez-lui quand vous la croiserez à l’Inside Out, au Pot-au-Lait ou lors des soirées « bisoux minou ». Et ne dites pas que vous aurez du mal à la reconnaître, même dans la pénombre.
