24 novembre 2008
Le responsable de la Saint-Nicolas des étudiants
Son tempérament calme fait dire à ses détracteurs qu’il manque de consistance. «
Je n’ai pas le dynamisme et le sens de la bagarre frontale de certains de mes prédécesseurs, leur répond Xavier Huppertz.
Mais je ne crois pas que l’on gagne comme ça. On s’attire plutôt la haine des autorités ou de la population. Moi je préfère le dialogue consensus, même si je sais réagir plus fermement quand c’est nécessaire. »
C’est que, chaque année, le président de l’Association Générale des Etudiants Liégeois (qui gère les manifestations folkloriques comme la Saint-Nicolas et la Saint-Torè) a la charge de régler les problèmes organisationnels afférents, avec les autorités communales et les services de sécurité de la Ville. Entre les nuisances sonores, la gestion du calendrier, les débordements des étudiants saouls, les impératifs de sécurité ou les problèmes d’implantation du chapiteau… cet amateur d’Opéra avoue qu’il a nettement mois l’occasion qu’avant de se laisser aller à des activités bibitives. Une sagesse dont il pourra se prévaloir, lorsqu’il embrassera la carrière policière au terme de son master en criminologie.
23 ans, originaire de Plombières, Xavier garde tous ses contacts avec son village proche des cantons de l’Est, notamment via son club de foot. Mais, pour la deuxième année consécutive (puisqu’il fait partie des rares présidents a avoir été réélus deux années de suite), c’est à la pérennisation de la guindaille estudiantine qu’il consacre l’essentiel de des temps libres. En tant que « patron » des étudiants en tablier, mais aussi comme recteur du
Fonds Jean-Denys Boussart (sorte de musée virtuel du folklore estudiantin).
Lundi de la semaine prochaine, toutes les facultés et hautes écoles défileront bruyamment au centre de Liège, après une grosse fête dominicale au Val Benoît. «
Nous avons concédé au bourgmestre de reculer d’un jour les festivités de la Saint-Nicolas, parce-que le lundi est un jour plus calme pour les commerçants. Mais pas question de toucher à la Saint-Torè au printemps, dont on fête les 60 ans cette année. Et qui est beaucoup plus symbolique pour les étudiants liégeois », prévient le président. Et puis rien ne dit que les étudiants ne feront pas quand même la fête jusqu’au mardi, transformant une concession en acquisition d’un jour supplémentaire. La méthode Huppertz ?
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