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21 septembre 2009

 Mamy danse sur la techno ; La Meuse s’assied sur le droit d’auteur

Avec la controversée loi Hadopi récemment votée en France, le respect du droit d’auteur sur internet tend à être de plus en plus souligné.
Cela vaut évidemment en matière audiovisuelle, comme lorsqu’un internaute publie une vidéo qu’il a lui-même filmée (réalisée) sur un site d’hébergement et de partage tel que Youtube ou Dailymotion.
Dans ce cas, il autorise seulement ces sites à montrer ses vidéos, sans toutefois abandonner ses droits d’auteur pour tout autre type de diffusion.

Tablant sur la mauvaise circulation de l’information à cet égard, le site internet du journal La Meuse en profite depuis un petit temps pour copier les vidéos qui buzzent sur la toile, pour ensuite leur ajouter une incrustation Sudpresse... avant de les héberger sur son propre portail internet. Et ainsi tenter de faire grimper ses propres chiffres de fréquentation (nombre de visiteurs uniques absolus par jour).

C’est notamment ce qu’elle a fait avec cette vidéo d’une "mamy sympa" dansant au milieu des clubbers lors de la City Parade à Liège.



Réapproprié par La Meuse, ça donne ça : stats Meuse (Custom) (2)

Lorsque la vidéo originale publiée sur Youtube affichait 65.173 "vues" au moment d’écrire cet article, celle de Sud Presse (portant en tête des vidéos les plus vues de la semaine) n’affichait qu’un petit 2183, malgré une belle promo dans le journal basée sur l’interview de ladite mamy.




N’empêche, c’est déjà ça de gagné, puisque les petits ruisseaux font les grandes rivières. Mais ni la source, ni le nom de l’internaute qui a filmé la vidéo ne sont mentionnés...comme elle le fait avec la majorité des vidéos qu’elle publie. "En effet le groupe Sud Presse ne m’a absolument pas demande la permission de publier cette vidéo. (...) Je ne le savais pas ! Que puis je faire ? ", nous dit celle qui a publié la vidéo originale sur Youtube.

Est-ce à dire que le quotidien Liégeois adhèrerait à la vague libertaire qui s’exprime sur internet, et que l’on peut dès lors reproduire gratuitement les photos prises par ses photographes (sans aucune mention) ?




Certaines vidéos piquées par Sud Presse contiennent quelquefois le nom de l’auteur dans le titre, lorsqu’il se manifeste (comme ici ). Mais la règle est générale est : " Vite, copions ! On verra bien après". Et, dans tous les cas, le vidéaste voit une partie de ses visiteurs potentiels détournés à des fins commerciales.


ANNEXE :

L’auteur de la vidéo nous a transmis, via Facebook, sa réaction face à l’utilisation de sa vidéo par Sud Presse. Nous vous la recopions in extenso.

CITY PARADE 2009....Il n’y a pas que mamy qui fait de ses pieds à la techno parade !!! LE COPIER/COLLER FAIT RAGE !!!FINI DE SE LAISSER FAIRE SUR LA TOILE INTERNET. NOUS NE SOMMES PAS DES JOURNALISTES IMPROVISES ET GRATUITS PERMETTANT LA HAUSSE DE FREQUENTATION DE SITE INTERNET !!!!

Auteur d’une vidéo placée sur YOUTUBE effectuée lors du deroulement de la city parade 2009 à Liège, je me suis "vue" en copier/coller sur le site de "SUDPRESSE" avec leur logo apposé sur ma vidéo. Les organismes tels que SABAM (Belgique),SACEM (France) sous l’hégémonie de nos états nous obligent par le biais de certaines lois à ne pas copie, partager, effectuer des copies d’ oeuvres littéraires ou artistiques.
En belgique, " La loi du 30 juin 1994 définit le droit d’auteur comme, notamment, le droit pour l’auteur d’une œuvre littéraire ou artistique de la reproduire ou d’en autoriser la reproduction, de quelque manière et sous quelque forme que ce soit, qu’elle soit directe ou indirecte, provisoire ou permanente, en tout ou en partie." Hors des magazines de presse, sous le couvert de règlement interne d’autres sites comme "youtube" ou "dailymotion" se permettent, eux, de transgresser ces lois. Nous devenons alors des journalistes improvisés et gratuits leur permettant d’effectuer une action publicitaire indirecte permettant le rabattement d’un éventuel abonné à la presse. Devons-nous par simple position de citoyen présent au bon endroit , au bon moment nous aussi nous laisser faire alors que d’autres réclament leur dû.

De plus il faut savoir que si la mise en réseau de vidéo est autorisée, aucun droit d’auteur ne peut être perçu à partir du moment ou cette vidéo a été effectuée sur un lieu public et qu’il n’existe pas de montage la concernant. D’un autre coté à partir du moment ou une personne peut etre identifiée, les droit d’auteur, alors existent. Sur ma Vidéo, personne ne pouvait etre identifié mais le magazine "SUDPRESSE" lui , fournit d’une très bonne équipe d’investigateurs à réussi à "dénicher" cette magnifique dame âgée qui nous a fait sourire, et oublier un moment le conflit de génération tant de fois évoqué. La preuve en est qu’une interview fut quelques jours plus tard réalisée avec cette dame.
Si mon "oeuvre" puisque tel est le mot qui définit cette vidéo, n’est pas pas sous le couvert de la loi par le simple fait d’avoir été réalisée en lieu public,elle en reste une création intellectuelle personnelle. Pour qu’une oeuvre soit originale elle doit justifier la proctection prescrite par le code de la propriété intellectuelle, hors je pense ici qu’il en est le cas.

Le droit d’auteur comporte deux éléments :

La nature patrimoniale :

c’est le droit de tirer un avantage pécuniaire de la vente de l’oeuvre ou de son exploitation commerciale. Il s’exprime au moyen d’un contrat de cession conclu entre l’auteur, personne physique, et le diffuseur de l’oeuvre (au sens de communication au public, vente ou exploitation commerciale), qui doit obéir à certaines stipulations du code de la propriété intellectuelle.

La nature extra-patrimoniale, c’est le droit moral :

droit au respect du nom, de l’intégrité de l’oeuvre, de la qualité d’auteur. Le droit moral est inaliénable et incessible.

Hors ici par la simple apposition du logo"SUDPRESSE" sur ma vidéo j’estime que ces 2 droits ont été bafoués. Nous connaissons tous les médias et leur pouvoir de manipulation et sans doute par cette simple influence vont ils croire que je vais me taire.Mais il n’en n’est rien.
Lorsque je les ai contacté, "SUDPRESSE" m’a immédiatement proposé une marché...
Pourquoi ? Se seraient-ils rendu compte qu’ils ont bafoués mes droits ainsi que ceux d’autres journalistes improvisés.... Chris NOSSENT


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