C’est pour conserver une certaine autorité et un certain respect que Stefan Agnessen, le directeur du « European Circus festival » vouvoie ses employés. Sans ça, la gentillesse et la sympathie indéfectibles de ce grand professionnel, amoureux du cirque, auraient tôt fait d’annihiler toute distance nécessaire.
Pour la 18e fois, le chapiteau jaune s’est installé sur le boulevard d’Avroy, remplaçant les caravanes des forains par d’autres roulottes. Un événement au succès et à la réputation croissants, qui abritera des pointures internationale. Tel le numéro de poneys venant des Pays-Bas, qui partira ensuite au festival de Monte-Carlo. Ou bien le lanceur de couteau et les jongleurs, qui sont aussi passés au « plus grand cabaret du monde », l’émission de Patrick Sébastien sur France 2.
Pour le directeur : « impossible de pronostiquer qui aura l’étoile d’or cette année, tant la qualité est là ».
Côté réservations, toutes les dates sont archi-complètes.
Pourquoi cet engouement ? "Grâce à de la qualité et à un accueil efficaces...." Mais Stefan Agnessen explique aussi que les membres de l’associaion Gaia (protection des bêtes) ont poussé la plupart des villes flamandes à interdire les animaux dans les cirques.
Or, la formule traditionnelle plaît plus que jamais ! « Et nos animaux disposent d’un espace suffisant. Nous respectons la loi belge en la matière », affirme le directeur. Le succès du cirque liégeois permet donc de faire travailler 162 personnes durant cette période, et de s’offrir un véritable orchestre de 8 musiciens. Et les spectateurs viennent aussi d’Allemagne ou de Hollande.
Non, non, on ne devient pas riche, en faisant du cirque. Malgré les responsabilités et les tracasseries administratives qui augmentent, le circophile Liégeois présentera, cette année, un numéro de dressage d’éléphants d’Inde. Et même s’il aura à peine eu le temps de répéter, vous verrez qu’il connaît son métier « sur le bout des doigts ».