Il y a un mois, nous écrivions sur la faillite du CSM, l’asbl qui organisait des activités sportives mais surtout des stages pour les enfants pendant les vacances scolaires. De nombreux parents ayant réservé un stage pour leur progéniture durant les congés de détente (Carnaval) se sont malheureusement retrouvés dans l’embarras, avec très peu de chances d’être remboursés.

Certains se sont aussi posé la question du devenir du fort de Chaudfontaine, que le CSM occupait, et dans lequel il organisait des parcours d’aventure. Et là, surprise: l’un des anciens administrateurs du CSM, François Louis Vlassis, qui avait créé une SRL (Société à Responsabilité Limitée) en mai 2024 pour pouvoir continuer l’activité à son compte, en a gardé le commandement. Un site web www.fortaventure.be propose actuellement des activités pour des groupes de jeunes ou d’adultes, des team buildings ou anniversaires. Avec des défis extérieurs (incluant accrobranche ou tyrolienne) et intérieurs (épreuves type spéléologie, labyrinthes, logique…).

Mais un certain nombre de problèmes se posent. Tout d’abord, plusieurs personnes nous ont contactés pour raconter leur mésaventure vécue samedi passé, dans le cadre d’un enterrement de vie de jeune fille… réservé en 2024. “Le 13 février, le gérant (François Louis Vlassis, ndlr) nous a demandé d’effectuer le paiement en avance car depuis 2025, la nouvelle politique avait changé. Ce samedi, nous sommes arrivés au fort et il n’y avait personne. Il y avait au moins deux autres groupes, la même journée, qui se sont retrouvés dans la même situation que nous.” D’autres plaintes vont dans ce sens, notamment sur Google: “Très bon premier contact téléphonique en octobre avec le patron. Il me certifie que l’anniversaire de mon petit garçon avec ses amis aura lieu le 19 janvier à 13h. Le monsieur me demande de revenir vers lui quelques jours avant la date pour lui dire le nombre de participants. Et là, silence radio complet. Je me retrouve avec 21 enfants sans savoir si l’anniversaire est maintenu ou non et sans plan B. J’essaie de le joindre pendant plusieurs jours plusieurs fois par jour par tél, messages, mails, Messenger …. On est même monté jusqu’au fort afin d’avoir plus amples informations sur l’anniversaire tant attendu par les enfants et parents“, relatait Aline il y a un mois.

François Louis Vlassis, que nous avons contacté, assure avoir remboursé 300€ à l’un des groupés lésés, de sa poche. Il explique que la personne qui gérait les réservations lui a subitement fait défaut et que les activités de ce week-end n’ont pas pu être assurées à cause d’un courrier du curateur et du juge reçu vendredi et leur interdisant désormais formellement de poursuivre leurs activités dans le fort.

Du côté de la commune de Chaudfontaine, on nous précise que, en 2008, le fort a été cédé pour une durée de 50 ans, via un bail emphytéotique, à l’asbl CSM. François Louis Vlassis a-t-il dès lors le droit de l’exploiter avec une autre structure juridique? “Non!“, nous répond sans ambages le bourgmestre Daniel Bacquelaine. “C’est au curateur de démêler tout ça, et de céder éventuellement le bail à quelqu’un d’autre. Mais ça ne peut pas se faire sans l’accord de la commune

François Louis Vlassis, de son côté, se considère dans son bon droit, dans la mesure où il dispose d’un contrat de bail en sous-location, enregistré avec le CSM… pile à la date exacte de la création de sa nouvelle société, le 6 mai 2024 (un bail à vie!). Mais il n’est pas propriétaire du matériel et des infrastructures installés sur le site. Cependant, il espère pouvoir reprendre le bail originel du CSM à son compte, en bonne entente avec la commune de Chaudfontaine, pour poursuivre l’activité Fort Aventure. Et rembourser tous les groupes qui avaient trouvé porte close.

Notons cependant que l’homme, actuel gérant du café l’Aquarelle dans le Carré, a déjà plusieurs fois défrayé la chronique. En 2019, une “Poudlard night” qu’il avait organisée au Palas des Congrès avait déclenché une vague de commentaires déçus et de demandes de remboursements sur les réseaux sociaux. Sa société organisatrice a, depuis, été mise en faillite. En 2023, pour l’agression de son associé dans… « Fort Aventure »… il avait été condamné à 200 h de travail d’intérêt général.


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